Avant la finale de l'Euro 2004, dimanche, face à la Grèce, le pays hôte a les yeux de Chimène pour son prodige de 19 ans.
Le gamin avait 6 ans. Dans les rues de Funchal, la capitale de l'île de Madère, où son père était jardinier municipal et sa mère cuisinière, le petit Cristiano portait presque en permanence un ballon sous le bras, au cas où des copains surgiraient pour jouer avec lui : "Jour et nuit, je ne pensais qu'au foot. A six ans, mon père m'a inscrit au club local d'Andorinha. Les terrains étaient petits, poussiéreux, dans un sale état. Mais c'est sur ces surfaces pelées que j'ai appris à apprivoiser le ballon..."
Le 30 juin 1991, Cristiano, 6 ans, est comme des millions de ses compatriotes : fou de joie. Ce jour-là, devant près de 120 000 spectateurs rassemblés dans l'ancien stade de la Luz de Lisbonne, les juniors portugais, emmenés par un certain Luis Figo, deviennent champions du monde en battant les Brésiliens de Roberto Carlos. La génération dorée du football portugais est née. Depuis, elle n'a plus rien gagné.
Dimanche 4 juillet 2004, c'est à quelques mètres de l'endroit où le jeune Figo et ses copains avaient été sacrés champions du monde que le "vieux" Figo, 31 ans, va tenter de remporter enfin un titre majeur. Dans le nouveau stade de la Luz, construit juste à côté de l'ancien et inauguré en octobre 2003, le football portugais se voit offrir une chance d'effacer deux décennies de déceptions. Pour battre les Grecs en finale de l'Euro 2004, tout le pays compte sur sa nouvelle idole : Cristiano Ronaldo, 19 ans.
"Depuis mes débuts à Andorinha, je n'ai jamais attendu quoi que ce soit, affirme celui-ci. A 10 ans, j'évoluais avec des gars de quinze. Lorsque j'ai signé mon contrat avec Manchester United, il y a un an, je n'avais jamais mis les pieds en Angleterre auparavant."
Trop gâté, Cristiano Ronaldo ? "Ce qui lui arrive était prévisible il y a déjà longtemps, explique Antonio Mendonca, son premier entraîneur au Nacional, club de Funchal. Il possédait une technique individuelle exceptionnelle. A 10 ans, il était déjà supérieur aux ados de 16 ans. Cristiano était plutôt maigre mais grand pour son âge. Il avait tendance à ne pas passer la balle et à dribbler tout le monde..."
Aujourd'hui, certains voient en lui le symbole d'un nouveau Portugal : jeune, sexy, conquérant, ouvert sur le monde extérieur. "Son succès auprès des femmes, le fait qu'il évolue dans un club aussi prestigieux que Manchester United, tout cela donne aux Portugais un étrange sentiment de fierté, reprend Antonio Mendonca. Est-ce un fantasme destiné à nous faire oublier nos difficultés quotidiennes ? Sans doute. Mais il est parfois bon de se laisser aller et de rêver à travers une star. Et Ronaldo est la grande star du foot portugais."
Les journaux "people" remplissent leurs colonnes des aventures sentimentales supposées du beau gosse le plus célèbre du pays. La communauté gay du Portugal vient de le désigner "joueur le plus sexy de l'Euro". En Angleterre, les "révélations" de ses maîtresses présumées font passer les frasques extraconjugales de David Beck- ham pour des amourettes de cour d'école.
Cristiano Ronaldo est donc doué. Mais également doté d'un caractère difficile. Récemment, le Portugais, dribbleur exceptionnel, a ridiculisé l'un de ses coéquipiers lors d'une séance d'entraînement à Manchester. Cela s'est terminé en bagarre. Détail significatif : dans le célèbre club anglais, le Portugais a hérité du maillot no 7, historiquement réservé aux idoles de United comme George Best, Eric Cantona ou David Beckham.
Avant de revêtir le célèbre maillot rouge, Cristiano Ronaldo a appris son métier à Lisbonne, au Sporting, où le Roumain Laszlo Bölöni l'a titularisé en équipe première alors qu'il n'avait que 17 ans. "Ses qualités techniques et physiques étaient largement au-dessus de la moyenne", témoigne l'actuel entraîneur du Stade rennais.
Alors que cet Euro 2004 se termine, Cristiano Ronaldo a confirmé tous les espoirs placés en lui. Luiz Felipe Scolari, sélectionneur brésilien du Portugal, a dû se rendre à l'évidence : son jeune attaquant est devenu indispensable. "Ce qui me plaît, chez lui, c'est sa capacité à provoquer l'adversaire et à le déstabiliser", souligne "Felipao", qui avait pourtant choisi de se passer des services du jeune homme le 12 juin, lors du match d'ouverture, perdu (1-2) face aux Grecs.
Devant les lacunes affichées par son équipe en première période, le technicien brésilien avait fait entrer son jeune prodige en seconde mi-temps. En toute fin de match, Cristiano Ronaldo inscrivait de la tête le seul but du Portugal. Depuis, il a toujours été titularisé, inscrivant un autre but de la tête face aux Pays-Bas, multipliant les passes décisives et les exploits. Dimanche, il peut s'offrir un titre majeur. L'histoire du football portugais prouve qu'il faut savoir saisir la chance lorsqu'elle passe.
Pr twa ma cloclo lol pren le tem de tt lire ok lol!!!!
Le gamin avait 6 ans. Dans les rues de Funchal, la capitale de l'île de Madère, où son père était jardinier municipal et sa mère cuisinière, le petit Cristiano portait presque en permanence un ballon sous le bras, au cas où des copains surgiraient pour jouer avec lui : "Jour et nuit, je ne pensais qu'au foot. A six ans, mon père m'a inscrit au club local d'Andorinha. Les terrains étaient petits, poussiéreux, dans un sale état. Mais c'est sur ces surfaces pelées que j'ai appris à apprivoiser le ballon..."
Le 30 juin 1991, Cristiano, 6 ans, est comme des millions de ses compatriotes : fou de joie. Ce jour-là, devant près de 120 000 spectateurs rassemblés dans l'ancien stade de la Luz de Lisbonne, les juniors portugais, emmenés par un certain Luis Figo, deviennent champions du monde en battant les Brésiliens de Roberto Carlos. La génération dorée du football portugais est née. Depuis, elle n'a plus rien gagné.
Dimanche 4 juillet 2004, c'est à quelques mètres de l'endroit où le jeune Figo et ses copains avaient été sacrés champions du monde que le "vieux" Figo, 31 ans, va tenter de remporter enfin un titre majeur. Dans le nouveau stade de la Luz, construit juste à côté de l'ancien et inauguré en octobre 2003, le football portugais se voit offrir une chance d'effacer deux décennies de déceptions. Pour battre les Grecs en finale de l'Euro 2004, tout le pays compte sur sa nouvelle idole : Cristiano Ronaldo, 19 ans.
"Depuis mes débuts à Andorinha, je n'ai jamais attendu quoi que ce soit, affirme celui-ci. A 10 ans, j'évoluais avec des gars de quinze. Lorsque j'ai signé mon contrat avec Manchester United, il y a un an, je n'avais jamais mis les pieds en Angleterre auparavant."
Trop gâté, Cristiano Ronaldo ? "Ce qui lui arrive était prévisible il y a déjà longtemps, explique Antonio Mendonca, son premier entraîneur au Nacional, club de Funchal. Il possédait une technique individuelle exceptionnelle. A 10 ans, il était déjà supérieur aux ados de 16 ans. Cristiano était plutôt maigre mais grand pour son âge. Il avait tendance à ne pas passer la balle et à dribbler tout le monde..."
Aujourd'hui, certains voient en lui le symbole d'un nouveau Portugal : jeune, sexy, conquérant, ouvert sur le monde extérieur. "Son succès auprès des femmes, le fait qu'il évolue dans un club aussi prestigieux que Manchester United, tout cela donne aux Portugais un étrange sentiment de fierté, reprend Antonio Mendonca. Est-ce un fantasme destiné à nous faire oublier nos difficultés quotidiennes ? Sans doute. Mais il est parfois bon de se laisser aller et de rêver à travers une star. Et Ronaldo est la grande star du foot portugais."
Les journaux "people" remplissent leurs colonnes des aventures sentimentales supposées du beau gosse le plus célèbre du pays. La communauté gay du Portugal vient de le désigner "joueur le plus sexy de l'Euro". En Angleterre, les "révélations" de ses maîtresses présumées font passer les frasques extraconjugales de David Beck- ham pour des amourettes de cour d'école.
Cristiano Ronaldo est donc doué. Mais également doté d'un caractère difficile. Récemment, le Portugais, dribbleur exceptionnel, a ridiculisé l'un de ses coéquipiers lors d'une séance d'entraînement à Manchester. Cela s'est terminé en bagarre. Détail significatif : dans le célèbre club anglais, le Portugais a hérité du maillot no 7, historiquement réservé aux idoles de United comme George Best, Eric Cantona ou David Beckham.
Avant de revêtir le célèbre maillot rouge, Cristiano Ronaldo a appris son métier à Lisbonne, au Sporting, où le Roumain Laszlo Bölöni l'a titularisé en équipe première alors qu'il n'avait que 17 ans. "Ses qualités techniques et physiques étaient largement au-dessus de la moyenne", témoigne l'actuel entraîneur du Stade rennais.
Alors que cet Euro 2004 se termine, Cristiano Ronaldo a confirmé tous les espoirs placés en lui. Luiz Felipe Scolari, sélectionneur brésilien du Portugal, a dû se rendre à l'évidence : son jeune attaquant est devenu indispensable. "Ce qui me plaît, chez lui, c'est sa capacité à provoquer l'adversaire et à le déstabiliser", souligne "Felipao", qui avait pourtant choisi de se passer des services du jeune homme le 12 juin, lors du match d'ouverture, perdu (1-2) face aux Grecs.
Devant les lacunes affichées par son équipe en première période, le technicien brésilien avait fait entrer son jeune prodige en seconde mi-temps. En toute fin de match, Cristiano Ronaldo inscrivait de la tête le seul but du Portugal. Depuis, il a toujours été titularisé, inscrivant un autre but de la tête face aux Pays-Bas, multipliant les passes décisives et les exploits. Dimanche, il peut s'offrir un titre majeur. L'histoire du football portugais prouve qu'il faut savoir saisir la chance lorsqu'elle passe.
Pr twa ma cloclo lol pren le tem de tt lire ok lol!!!!